(6)L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE...LE RÊVE DE JACOB
L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE...
JACOB ET JOSEPH
LE RÊVE DE JACOB
« Je suis le Seigneur, le Dieu de ton grand-père Abraham et le Dieu d’Isaac. La terre où tu es couché, Je la donnerai à toi et à tes descendants. Tes descendants seront aussi nombreux que les grains de poussière du sol. Vous étendrez votre territoire vers d’Ouest et vers l’Est, vers le nord et vers le sud. À travers toi et tous tes descendants, Je bénirai toutes les nations de la terre. Je suis avec toi, Je te protégerai partout où tu iras et Je te ramènerai dans ce pays. Je ne t’abandonnerai pas, Je ferai tout ce que Je t’ai promis.»
Jacob s’éveilla et dit : « Vraiment le Seigneur est ici, mais je ne la savait pas. » Il eut peur et déclara : «Comme cet endroit est redoutable ! Ce n’est rien de moins que la maison de Dieu et la porte du ciel !» Il se leva tôt. Il prit la pierre qui avait été sous sa tête, la dressa et versa de l’huile sur son sommet pour en faire une pierre sacrée. Il appela cet endroit Béthel, ce qui veut dire Maison de Dieu – auparavant le nom de la localité était Louz. Jacob prononça ce voeu : « Si le Seigneur est avec moi et me protège sur ma route, s’Il me donne de quoi manger et m’habiller, si je reviens sain et sauf chez mon père, alors le Seigneur sera Mon Dieu. Cette pierre que j’ai dressée et consacrée sera une maison de Dieu, et je Lui donnerai le dixième de tout ce qu’Il m’accordera. » (Genèse 28 :10-22).
JACOB SE PRÉPARE À RENCONTRER ÉSAÜ
Jacob poursuivit sa route. Des anges de Dieu vinrent à sa rencontre. Quand il les vit, Jacob s’écria : «C'est un camp de Dieu !'» Et il appela ce lieu Mahanaïm.
Jacob envoya devant lui des messagers à son frère Ésaü, dans la campagne d’Édom, au pays de Séir. Il leur donna cet ordre : « Vous parlerez ainsi à Ésaü : "Ton humble serviteur Jacob te fait dire ceci : J'ai émigré chez Laban et j’y ai prolongé mon séjour jusqu’à maintenant. Je possède des boeufs et des ânes, des moutons et des chèvres, des serviteurs et des servantes. J’envoie des messagers te l’annoncer, mon seigneur, pour que tu me fasses bon accueil." »
Les messagers revinrent dire à Jacob : « Nous sommes allés trouver ton frère Ésaü. Il marche à ta rencontre avec quatre cents hommes. »
Jacob fut saisi d’une très grande peur. Il sépara en deux groupes les gens qui étaient avec lui, ainsi que les moutons et les chèvres, les boeufs et les chameaux. Il se disait : "Si Ésaü s'attaque à un groupe, l'autre pourra échapper." Ensuite Jacob pria : « Ô Dieu de mon grand-père Abraham, de mon père Isaac, Tu m’as dit : "Retourne dans ton pays, auprès de ta famille. J'agirai et tout ira bien pour toi." Seigneur, je ne suis pas digne de toutes les faveurs que Tu m’as accordées avec tant de fidélité, à moi Ton serviteur. Je n’avais que mon bâton quand j'ai traversé le Jourdain, et maintenant je reviens avec ces deux groupes. Délivre-moi de mon frère Ésaü, car j'ai peur de lui, je crains qu’il vienne me tuer avec les femmes et les enfants. Souviens-toi que Tu m’as dit :
"J’agirai et tout ira très bien pour toi. Je rendrai tes descendants innombrables, comme les grains de sable au bord de la mer." »
Jacob s’installa pour passer la nuit à cet endroit. Dans ce qu’il possédait, il choisit un cadeau pour son frère Ésaü : deux cents chèvres et vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers, trente chamelles qui allaitaient et leurs petits, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânes. Il confia chaque troupeau séparément à ses serviteurs en leur disant : « Passez devant, et laissez un intervalle entre les troupeaux. »
Puis il donna cet ordre au premier serviteur : « Quand mon frère Ésaü te rencontrera et te demandera : ‘‘À qui appartiens-tu ? Où vas-tu ? À qui appartint ce troupeau qui marche devant toi ?’’ Tu répondras : ‘‘C’est à ton serviteur Jacob. C’est un cadeau qu’il t’envoie, mon seigneur Ésaü, et lui-même arrive derrière nous.’’ »
Il donna le même ordre au deuxième, au troisième et à tous ceux qui suivaient les troupeau : « Voilà ce que vous direz à Ésaü quand vous le rencontrerez, et vous ajouterez : ‘‘Ton serviteur Jacob arrive derrière nous.’’»
Jacob se disait en effet : ‘‘Je l’apaiserai par les cadeaux qui me précéderont, et ensuite je me présenterai devant lui. J’espère qu’il me fera bon accueil’’. Les troupeaux partirent donc en avant, tandis que lui-même restait cette nuit-là dans le camp (Genèse 32 :2-22).
JACOB LUTTE AVEC DIEU
Au cours de la nuit, Jacob se leva, prit ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants. Il leur fit traverser le gué du Yabboq avec tout ce qu’il possédait. Il resta seul, et quelqu’Un lutta avec lui jusqu’à l’aurore. Quand L’adversaire vit qu’il ne pouvait pas vaincre Jacob dans cette lutte, Il le frappa à l’articulation de la hanche, et celle-ci se déboîta. Il dit alors : « Laisse-Moi partir, car voici l’aurore. » - « Je ne te laisserai pas partir si tu ne me bénis pas », répliqua Jacob. L’autre demanda: « Comment t’appelles-tu ? » - « Jacob », répondit-il. L’autre reprit : « On ne t’appellera plus Jacob mais Israël, car tu as lutté contre Dieu et contre les hommes, et tu as été le plus fort. »
Jacob demanda : « Dis-moi donc quel est Ton Nom. » - « Pourquoi Me demandes-tu Mon Nom ? » répondit-Il. Alors Il bénit Jacob. Celui-ci déclara : « J’ai vu Dieu face à face et je suis encore en vie. »
C’est pourquoi il nomma cet endroit Penouel – ce qui veut dire Face de Dieu. Quand le soleil se leva, Jacob avait passé le gué de Penouel. Il boitait à cause de sa hanche. Aujourd’hui encore les Israélites ne mangent pas le muscle de la cuisse qui est à l’articulation de la hanche, parce que Jacob a été blessé à ce muscle. (Genèse 32 :23-33).
JACOB RENCONTRE ÉSAÜ
Jacob vit Ésaü qui arrivait avec quatre cents hommes. Il répartit les enfants entre Léa, Rachel et les deux servantes. Il plaça en tête les deux servantes avec leurs enfants, puis derrière eux Léa et ses enfants, enfin Rachel et Joseph. Lui-même s’avança le premier. Il s’inclinait sept fois jusqu’à terre avant d’arriver près de son frère. Alors Ésaü courut à sa rencontre, se jeta à son cou et l’embrassa. Ils se mirent tous deux à pleurer. Quand Ésaü vit les femmes et les enfants, il demanda : « Qui sont ces gens qui t’accompagnent ? » - « Les enfants que Dieu m’a accordés », répondit Jacob.
Les servantes s’approchèrent avec leurs enfants et s’inclinèrent profondément. À leur tour, Léa et ses enfants s’approchèrent et firent de même, puis Joseph et Rachel. Ésaü demanda : « Que comptais-tu faire avec tout ce troupeau que j’ai rencontré ? » - «Je désirais gagner ta bienveillance », répondit Jacob. « J’ai suffisamment de biens, mon frère, reprit Ésaü. Garde ce qui t’appartient. » - « Non, je t’en prie, dit Jacob. Si tu ne m’en veux plus, accepte le cadeau que je t’offre. Ma rencontre avec toi a été comme une rencontre avec Dieu, tellement tu as été bienveillant pour moi. Accepte donc, je t’en prie, le cadeau que je t’ai envoyé, car Dieu m’a été favorable, et j’ai tout ce qu’il me faut. »
Jacob insista. Ésaü finit par accepter et dit : « Allons, en route ! Je vais t’accompagner. » Mais Jacob répliqua : « Tu sais que les enfants sont délicats, et qu’il faut ménager les brebis et les vaches qui allaitent. Si on presse l’allure un seul jour, toutes ces bêtes mourront. Prends donc les devants ; et moi, je continuerai lentement ma route au pas de mon troupeau et au pas des enfants, jusqu’à mon arrivée près de toi au pays de Séir. »
Ésaü dit :« Je vais laisser avec toi une partie des gens qui m’accompagnent. » - « Pour quoi faire ? répondit Jacob. Il me suffit d’avoir trouvé un bon accueil auprès de toi. Ce jour-là Ésaü reprit le chemin de Séir. Quand à Jacob il partit pour Soukot. Il y construisit une maison pour lui et des huttes pour ses troupeaux. C’est pourquoi on appelle cet endroit Soukot, c’est-à-dire ‘‘Les Huttes". » Genèse 33:1-17.
JACOB S’INSTALLE PRÈS DE SICHEM
À son retour de Haute-Mésopotamie Jacob arriva sain et sauf à la ville de Sichem en Canaan. Il campa près de la ville. Il acheta aux descendant de Hamor, fondateur de Sichem, la parcelle de terrain où il avait planté sa tente. Il la paya cent pièces d’argent. Il dressa un autel à cet endroit et l’appela El-Dieu d’Israël (Genèse 33, 18-20).
JACOB QUITTE SICHEM POUR BÉTHEL
Un jour Dieu dit à Jacob : « En route ! Va t’installer à Béthel, où tu Me construiras un autel. C’est là que Je Me suis manifesté à toi lorsque tu fuyais pour échapper à ton frère Ésaü. »
Jacob dit à sa famille et à tous ceux qui étaient avec lui :
« Débarrassez-vous des dieux étrangers qui se trouvent chez vous. Purifiez-vous et changez de vêtements. Préparez-vous, nous allons à Béthel. J’y ferai un autel au Dieu qui m’a répondu le jour où j’étais dans une situation difficile, et qui m’a aidé partout où je suis allé. »
Alors ils remirent à Jacob toutes les statuettes de dieux étrangers qu’ils possédaient, ainsi que les anneaux qu’ils portaient aux oreilles. Jacob enfuit le tout sous le grand arbre qui est près de Sichem. Lorsque Jacob et ses fils levèrent le camp, Dieu inspira une telle peur aux habitants des villes voisines, que personne n’osa les poursuivre.
Jacob et tous ceux qui l’accompagnaient arrivèrent à Louz, c’est-à-dire Béthel, au pays de Canaan. Il y cons-truisit un autel et appela ce lieu Dieu de Béthel, parce que Dieu s’y était révélé à lui lorsqu’il fuyait pour échapper à son frère.
Débora, nourrice de Rébecca, mourut et fut enterrée près de Béthel, sous le chêne qu’on appela depuis lors le Chêne des pleurs.
Dieu apparut de nouveau à Jacob, à son retour de Mésopotamie et il le bénir. Il lui dit : « Ton nom était Jacob, mais on ne t’appellera plus ainsi. Désormais ton nom sera Israël. » Dieu l’appela donc Israël. Il lui dit encore : « Je suis le Dieu Tout-Puissant. Je te donnerai de nombreux enfants, pour que tu deviennes l’ancêtre d’une nation et même d’un ensemble de peuples. Il y aura des rois parmi tes descendants. Le pays que J’ai donné à Abraham et à Isaac, Je te le donne, et plus tard Je le donnerai à tes descendants. »
Puis Dieu s’éloigna du lieu où Il avait parlé avec Jacob. Jacob dressa là une pierre, il y versa de l’huile et une offrande de vin, pour en faire une pierre sacrée. Il appela Béthel (ce qui veut dire Maison de Dieu) ce lieu où Dieu avait parlé avec lui (Genèse 35 :1-15).
JOSEPH, FILS DE JACOB
Les rêves de Joseph
Jacob s’installa au pays de Canaan, dans la région où son père avait séjourné. Voici l’histoire des fils de Jacob. Joseph était un adolescent de dix-sept ans. Il gardait les moutons et les chèvres en compagnie de ses frères, les fils de Bila et de Zilpa, femmes de son père. Il rapportait à son père le mal qu’on disait d’eux. Jacob aimait Joseph plus que ses autres fils, car il l’avait eu dans sa vieillesse. Il lui avait donné une tunique de luxe. Les frères de Joseph virent que leur père le préférait à eux tous. Ils en vinrent à le détester tellement qu’ils ne pouvaient plus lui parler sans hostilité.
Une fois, Joseph fit un rêve. Il le raconta à ses frères, qui le détestèrent encore davantage. « Écoutez mon rêve, leur dit-il : Nous étions tous à la moisson, en train de lier des gerbes de blé. Soudain ma gerbe se dressa et resta debout ; toutes vos gerbes vinrent alors l’entourer et s’incliner devant elle. » - « Est-ce que tu prétendrais devenir notre roi et dominer sur nous ? Lui demandèrent ses frères. » Ils le détestèrent davantage, à cause de ses frères et des récits qu’il en faisait.
Joseph fit un autre rêve et le raconta également à ses frères. « J’ai de nouveau rêvé, dit-il : le soleil, la lune et onze étoiles venaient s’incliner devant moi. » Il raconta aussi ce rêve à son père. Celui-ci le réprimanda: « Qu’as-tu rêvé là ? Lui demanda-t-il. Devrons-nous, tes frères, ta mère et moi-même, venir nous incliner jusqu’à terre devant toi ? » Ses frères étaient jaloux de lui, mais son père repensait souvent à ces rêves (Genèse 37:1-11).
JOSEPH EST VENDU PAR SES FRÈRES
Les frères de Joseph se rendirent dans la région de Sichem, pour y faire paître les moutons et les chèvres de leur père. Un jour Jacob dit à Joseph : « Tes frères gardent le troupeau près de Sichem. Va les trouver de ma part. » - « Oui, père », répondit Joseph. « Va voir s’ils vont bien, ainsi que le troupeau, reprit Jacob. Puis tu m’en rapporteras des nouvelles. »
Jacob l’envoya donc depuis la vallée d’Hébron. Quand Joseph arriva près de Sichem, un homme le rencontra tandis qu’il errait dans la campagne ; il l’interrogea : « Que cherches-tu ? » - « Je cherche mes frères, répondit Joseph ; peux-tu me dire où ils sont avec leur troupeau ? » - « ils sont avec leur troupeau ? » - « Ils sont partis d’ici, déclara l’homme. Je les ai entendus dire qu’ils allaient du côté de Dotan.
Joseph parti à la recherche de ses frères et les trouva à Dotan. Ceux-ci le virent de loin. Avant qu’il les ait rejoints, ils complotèrent de le faire mourir. « Hé ! Voici l’homme aux rêves ! Se dirent-ils les uns aux autres. Profitons-en pour le tuer. Nous jetterons son cadavre dans une citerne et nous dirons qu’une bête féroce l’a dévoré. On verra bien alors si ses rêves se réalisent. »
Ruben les entendit et décida de sauver Joseph. « Ne le tuons pas ! » dit-il. Puis il ajouta : « Ne commettez pas un meurtre ; jetez-le simplement dans cette citerne du désert, mais ne le tuez pas. » Il leur parlait ainsi afin de pouvoir le sauver et le ramener à son père.
Dès que Joseph arriva près de ses frères, ils se saisirent de lui, le dépouillèrent de sa belle tunique et le jetèrent dans la citerne. – Cette citerne était à sec, complètement vide. Puis ils s’assirent pour manger. Ils virent passer une caravane d’Ismaélites, qui venaient du pays de Galaad et se dirigeaient vers l’Égypte. Leurs chameaux transportaient diverses résines odoriférantes : gomme adragante, baume et ladanum. Juda dit à ses frères : « Quel intérêt avons-nous à tuer notre frère et à cacher sa mort ? Vendons-le plutôt à ces Ismaélites, mais ne touchons pas à sa vie. Malgré tout, il est de notre famille, il est notre frère. » Ils donnèrent leur accord.
Des marchants madianites, qui passaient par-là, tirèrent Joseph de la citerne. Ils le vendirent pour vingt pièces d’argent aux Ismaélites, qui l’emmenèrent en Égypte. Lorsque Ruben alla regarder dans la citerne, Joseph n’y était plus. Ruben, désespéré, déchira ses vêtements, revint vers ses frères et s’écria : « Joseph n’est plus là ! Que vais-je faire maintenant ? »
Les frères égorgèrent un bouc, prirent la tunique de Joseph et la trempèrent dans le sang. Ensuite ils l’envoyèrent à leur père avec ce message : ‘‘Nous avons trouvé ceci. Examine donc si ce n’est pas la tunique de ton fils.’’ Jacob la reconnut et s’écria : « C’est bien la tunique de mon fils ! Une bête féroce a déchiqueté Joseph et l’a dévoré. »
Alors il déchira ses vêtements, prit la tenu de deuil et pleura son fils pendant longtemps. Tous ses enfants tentèrent de le réconforter, mais il refusa de se laisser consoler ; il disait : ‘‘Je serai encore en deuil quand je rejoindrai mon fils dans le monde des morts.’’ Et il continua de le pleurer.
Les Madianites emmenèrent Joseph en Égypte et le vendirent à Potifar, homme de confiance du Pharaon et chef de la garde royale (Genèse 37 :12-36).
JOSEPH CHEZ L’ÉGYPTIEN POTIFAR
Le Seigneur était avec Joseph, si bien que tout lui réussissait. Joseph vint habiter la maison même de son maître égyptien. Celui-ci se rendit compte que le Sei-gneur était avec Joseph et faisait réussir tout ce qu’il entreprenait. Potifar fut si content de lui qu’il prit à son service particulier; il lui confia l’administration de sa maison et de tous ses bien. Dès lors, à cause de Joseph le Seigneur fit prospérer les affaires de l’Égyptien ; cette prospérité s’étendit à tous ses biens, dans sa maison comme dans ses champs. C’est pourquoi Potifar remit tout ce qu’il possédait aux soins de Joseph et ne s’occupa plus de rien, excepté de sa propre nourriture Joseph était un jeune homme beau et charmant (Genèse 39 :1-6)
JOSEPH ET LA FEMME DE SON MAÎTRE
Au bout de quelque temps, la femme de son maître le remarqua et lui dit : « Viens au lit avec moi ! » - « Jamais, répondit Joseph. Mon maître m’a remis l’administration de tous ses bien, il me fait confiance et ne s’occupe de rien dans sa maison. Dans la maison, il n’a pas plus d’autorité que moi. Il ne m’interdit rien, sauf toi, parce que tu es sa femme. Alors comment pourrais-je commettre un acte aussi abominable et pécher contre Dieu Lui-même?»
Elle continuait quand même à lui faire tous les jours des avances, mais il n’accepta jamais de lui céder.
Un jour Joseph entra dans la maison pour son travail ; les domestiques étaient absents. La femme de Potifar le saisit par sa tunique en lui disant : « Viens donc au lit avec moi ! » Mais Joseph lui laissa sa tunique entre les mains et s’enfuit de la maison. Lorsque la femme se rendit compte qu’il était parti en lui laissant sa tunique entre les mains, elle cria pour appeler ses domestiques : « Venez voir : Cet Hébreu que mon mari nous a amené a voulu se jouer de nous ! Il est venu ici pour abuser de moi, mais j’ai poussé un grand cri. Dès qu’il m’a entendue crier et appeler, il s’est enfui de la maison, en abandonnant sa tunique à côté de moi. »
Elle garda la tunique de Joseph près d’elle jusqu’au retour de son mari. Elle lui raconta la même histoire : ‘‘L’esclave hébreu que tu nous as amené s’est approché de moi pour me déshonorer. Mais dès que j’ai crié et appelé, il c’est enfuit en abandonnant sa tunique à côté de moi.’’
Lorsque le maître entendit sa femme lui raconter comment Joseph s’était conduit avec elle, il se mit en colère. Il fit arrêter et enfermer Joseph dans la forteresse, où étaient détenus les prisonniers du roi (Genèse 39 :7-20)
JOSEPH EN PRISON
Joseph se retrouva donc en prison. Pourtant, là aussi, le Seigneur fut avec lui et lui montra sa bonté en lui obtenant la faveur du commandant de la forteresse. Celui-ci confia à Joseph la responsabilité de tous les autres prisonniers. C’était lui qui devait diriger tous les travaux effectués par les détenus. Le commandant ne s’occupait plus de ce qu’il lui avait confié, parce que le Seigneur était avec Joseph et faisait réussir tout ce qu’il entreprenait (Genèse 39 :21 –23).
Le temps passa. Un jour deux haut fonctionnaires du roi d’Égypte commirent une faute contre lui. C’étaient le chef des échansons, responsable des boissons du roi, et le chef des boulangers. Le Pharaon se mit en colère et les fit enfermer dans la forteresse, la prison du chef de la garde royale, là même où Joseph était détenu. Le chef de la garde les confia aux soins de Joseph, et ils furent maintenus quelques temps en prison (Genèse 40,1-4)
JOSEPH INTERPRÈTE LES RÊVES DES DEUX PRISONNIERS
Une nuit, l’échanson et le boulanger du roi d’Égypte firent tous deux un rêve dans leur prison. Chacun de ces rêves avait son propre sens. Le matin, quand Joseph vint les voir, il les trouva d’humeur sombre. Il leur demanda : « Pourquoi avez-vous l’air si triste aujourd’hui ? » - « Chacun de nous a fait un rêve, répondirent-ils, et il n’y a personne ici pour nous en donner l’explication. » - « Dieu peut vous la donner, déclara Joseph. Racontez-moi donc ce que vous avez rêvé. »
Le chef des échansons raconta son rêve : « Dans mon rêve, dit-il, il y avait un plant de vigne devant moi. Ce plant portait trois branches. Dès qu’il eut bourgeonné, il se couvrit de fleurs, puis de grappes mûre. J’avais en main la coupe du Pharaon. Je cueillis alors des raisins, j’en pressai le jus dans la coupe et je la lui tendis. » - « Voici ce que signifie ton rêve, dit Joseph : les trois branches représentent trois jours. Dans trois jours, le Pharaon t’offrira une haute situation : il te rétablira dans tes fonctions. Tu pourras de nouveau lui tendre la couple, comme tu le faisais précédemment. Essaie de ne pas m’oublier, quand tout ira bien pour toi ; sois assez bon pour parler de moi au Pharaon et me faire sortir de cette prison. J’ai été amené de force du pays des Hébreu, et ici je n’ai rien fait qui mérite la prison. »
Lorsque le chef des boulangers vit que Joseph avait donné une interprétation favorable du rêve, il lui dit : « Moi aussi j’ai fait un rêve. Dans ce rêve, je portais sur la tête trois corbeilles de gâteau. La corbeille supérieure était pleine des pâtisseries préférées du Pharaon, mais des oiseaux venaient les picorer dans la corbeille, sur ma tête. » - « Voici ce que signifie ton rêve, dit Joseph : les trois corbeilles représentent trois jours. Dans trois jours le Pharaon t’offrira une haute situation, plus haute que tu ne voudrais : On te pendra à un arbre, et les oiseaux viendront picorer ta chair. »
Trois jours après, le Pharaon fêtait son anniversaire ; il offrit un banquet à tous ses ministres. En leur présence, il offrit de hautes situations au chef des échansons et au chef des boulangers: Il rétablit le premier dans ses fonctions, pour qu’il lui tende de nouveau la coupe, mais il fit pendre le second. Ainsi s’accomplit ce que Joseph avait annoncé. Pourtant le chef des échansons oublia tout à fait Joseph (Genèse 40 : 5-23).