( 19 ) L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE… ESDRAS ( PRÊTRE )

Publié le par Pseudo : Hecto

L’HISTOIRE DE LA PRIÈRE DE…

ESDRAS
 

LE PRÊTRE ESDRAS

Plus tard, durent le règne d’Artaxerxès, empereur de Perce, un certain Esdras arriva de Babylone. Il était fils de Seraya, et descendant du grand-prêtre Aaron par Élazar, Pinhas, Abichoua, Bouqui, Ouzi, Zéraya, Merayot, Azaria, Amaria, Ahitoub, Sadoc, Challoum, Hilquia et Azaria. Esdras était un lettré, grand connaisseur de la Loi que le Seigneur Dieu d’Israël avait donné à Moïse. Le Seigneur Son Dieu lui assurait un tel prestige que l’empereur lui avait accoré tout ce qu’il demandait. Lorsque des Israélites, prêtres, lévites, chanteurs, portiers et employés subalternes du sanctuaire revinrent à Jérusalem, la septième année du règne d’Artaxerxès, Esdras arriva avec eux, au cours du cinquième  mois. Il avait fixé le départ de Babylone au premier jour du premier mois, et il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, grâce à la protection bienveillante que Son Dieu lui accordait. En effet, Esdras s’appliquait de tout son cœur à étudier la Loi du Seigneur, à la mettre en pratique et à enseigner aux Israélites les Commandements et les règles de cette Loi. Esdras 7,1-10

LES TÂCHES CONFIÉES À ESDRAS
PAR ARTAXERXÈS

Voici le texte de la lettre que l’empereur Artaxerxès remit au prêtre Esdras, spécialiste des Lois et Commandements donnés par le Seigneur :

‘‘Artaxerxès, le roi des rois, au prêtre Esdras, spécialiste  de la Loi du Dieu du ciel, etc.

J’ordonne qu’on laisse partir avec toi tous les Israélites de mon empire, - laïcs, prêtres ou lévites -, désireux de se rendre à Jérusalem. Moi-même et mes sept conseillers, nous t’envoyons à Jérusalem et dans le district de Juda, pour voir comment la Loi de Ton Dieu, dont tu emportes le texte avec toi, y est respectée ; par la même occasion, tu emporteras l’argent et l’or que moi et mes conseillers désirons offrir au Dieu d’Israël qui a  Son sanctuaire à Jérusalem. Tu emporteras également tous les dons en argent et en or que tu auras recueillis dans la province babylonienne, dons offerts généreusement par tes concitoyens, prêtres ou laïc, pour le temple de leur Dieu à Jérusalem. Là-bas, tu auras soin d’acheter avec cet argent des taureaux, des béliers, des agneaux, et tout ce qu’il faut pour les offrandes végétales et les offrandes de vin, et tu offriras le tout en sacrifices sur l’autel du temple de Votre Dieu, à Jérusalem. Ensuite, toi et tes compagnons, vous utiliserez le reste de l’argent et de l’or comme bon vous semblera, en suivant toutefois les directives de Votre Dieu. Tu déposeras dans le temple de Ton Dieu à Jérusalem les ustensiles du culte qui t’ont été remis. Si tu dois fournir d’autres choses pour ce temple, tu les feras payer par la trésorerie impériale.

‘‘Moi, l’empereur Artaxerxès, je donne l’ordre à tous les trésoriers de la région située à l’ouest de l’Euphrate de faire soigneusement tout ce que leur demandera le prêtre Esdras, spécialiste de la Loi du Dieu du ciel. Ils  lui remettront jusqu’à trois mille kilos d’argent, trente milles kilos de blé, quatre mille litres de vin, quatre mille litres d’huile, et du sel à volonté. Tous les ordres donnés de la part du Dieu du ciel au sujet de Son temple devront être exécutés avec empressement, afin que ce Dieu ne laisse pas éclater Sa colère contre l’empire, ou contre moi-même et mes descendants. De plus, nous informons les trésoriers qu’il n’est pas permis de prélever des taxes, des impôts et des droits de passages sur les prêtres, les lévites, les chanteurs, les portiers, les employés subalternes ou tout autre membre du personnel du temple.

‘‘Quand à toi, Esdras, conformément aux sages instructions de la Loi de Dieu, dont tu emportes le texte avec toi, établis des juges et des magistrats chargés de rendre la justice à tous ceux qui, dans la population de cette province, connaissent les Lois de Ton Dieu ; à ceux qui ne les connaissent pas, vous les enseignerez. Après cela, si quelqu’un refuse d’obéir à la Loi de Dieu ou à la loi de l’empereur, qu’on ait soin de lui infliger la condamnation qu’il mérite, soit la mort, soit le bannissement, soit la confiscation de ses biens, soit encore l’emprisonnement.’’ (Esdras 7 :11-26).


ESDRAS REMERCIE DIEU

« Que le Seigneur, le Dieu de nos ancêtres, soit remercié ! s’écria Esdras. Il a inspiré à l’empereur le désir d’honorer le temple de Jérusalem. Sous les yeux de l’empereur, de ses conseiller et de tous les grands personnages de son entourage, le Seigneur m’a manifesté Sa bonté. Et moi, encouragé par Sa protection, j’ai pu rassembler des chefs Israélites pour revenir avec moi. » (Esdras 7, 27-28)


DE NOMBREUX JUIFS ONT ÉPOUSÉ DES ÉTRANGÈRES

Après ces événements quelques chefs du peuple vinrent me dire: « Ni les laïcs, ni les prêtres, ni les lévites ne se sont tenus à l’écart des autres habitants du pays. Ils ont imité les pratiques abominables des Cananéens, des Hittites, des Perizites, des Jébusites, des Ammonites, des Moabites, des Égyptiens et des Amorites. Ils ont pris pour eux-mêmes et pour leurs fils des épouses dans ces peuples, de sorte que le peuple saint a été mélangé à la population du pays. Les chefs et les notables n’ont pas été les derniers à commettre une telle infidélité. »

Lorsque j’entendis ces paroles, je déchirai mon manteau et mes vêtements, je m’arrachai les cheveux et la barbe et je m’assis complètement accablé. Je demeurai ainsi jusqu’à l’heure où l’on offre le sacrifice du soir. Tous ceux qui redoutaient le jugement du Dieu d’Israël  à l’égard de l’infidélité des Juifs revenus d’exil se rassemblèrent autour de moi (Esdras 9 :1-4).

ESDRAS PRIS EN FAVEUR DES FAUTIFS

À l’heure du sacrifice du soir, je sortis de mon abattement. Je portais encore mon manteau et mes vêtements déchirés ; je me jetais à genoux et, les mains tendues vers le Seigneur Mon Dieu, je Lui adressais cette prière :

« Mon Dieu, quelle humiliation ! Mon Dieu, j’éprouve trop de honte pour oser lever mes regards vers Toi. Nos péchés sont nombreux, ils s’élèvent plus haut que nos têtes, nos fautes s’accumulent jusqu’au ciel même. Depuis l’époque où vivaient nos ancêtres jusqu’à ce jour, notre peuple a commis de grandes fautes. À cause de cela, nous, nos rois et nos prêtres avons eu à subir la domination de rois étrangers, la guerre, la déportation, le pillage et l’humiliation, comme c’est le cas aujourd’hui encore. Mais maintenant, pour un peu de temps, Seigneur Notre Dieu, Tu nous as manifesté Ta grâce en permettant que quelques survivants de notre peuple reviennent s’installer dans Ton territoire sacré ; ainsi Toi, Notre Dieu, Tu as redonné du rayonnement à nos regards, Tu nous as rendu un peu de3 vie, au cœur de notre esclavage. Oui, Notre Dieu, nous étions esclaves, et Toi Tu ne nous as pas abandonné dans cet état. Tu as rendu les empereurs de Perse bienveillants à notre égard ; ils nous ont permis de revivre, de rebâtir Ton temple en le relevant de ses ruines, et de trouver  un abri sûr à Jérusalem et en Juda.

« Et maintenant, Notre Dieu, que pourrions-nous dire, après ce qui est arrivé ? Nous avons désobéi aux Commandements que Tu nous avais communiqués par l’intermédiaire de Tes serviteurs les prophètes ! Tu nous avais prévenus : ‘‘Le pays dans lequel vous allez entrer pour en prendre possession est impur, parce que les nations qui l’occupent sont impures et l’ont rempli d’un bout à l’autre de leurs pratiques abominables. Ne donnez donc pas vos filles en mariages aux fils de ces étrangers, et ne choisissez pas parmi eux des épouses pour vos propres fils. Ne vous préoccupez jamais du bien-être ou du bonheur de ces nations païennes. C’est ainsi que vous deviendrez un peuple fort, que vous jouirez des   biens de ce pays et que vous pourrez le transmettre pour toujours en héritage à vos descendants.’’ Ô Notre Dieu, c’est à cause de nos mauvaises actions et de nos grandes fautes que tous nos malheurs nous sont arrivés ; pourtant Tu ne nous as pas punis autant que nos péchés le méritaient et Tu nous as permis de survivre, à nous qui sommes ici. Alors comment pouvons-nous recommencer à désobéir à Tes commandements, en nous alliant par des mariages avec ces nations aux pratiques abominables ? Ne vas-Tu pas Te mettre en colère contre nous et nous exterminer tous sans exceptions ? Aujourd’hui, Seigneur Dieu d’Israël, dans Ta juste bonté, Tu as permis à quelques-uns d’entre nous de survivre. Nous voici en effet devant Toi, chargés de fautes, alors que, dans une telle situation, personne ne devrait pouvoir subsister en Ta présence. » (Esdras 9, 5-15)

LES JUIFS RENVOIENT LES FEMMES ÉTRANGÈRES

Tandis qu’Esdras, agenouillé en pleurs devant le temple, priait et demandait pardon à Dieu, un très grand nombre d’Israélites, hommes, femmes et enfants, s’étaient rassemblés autour de lui ; et ils pleuraient tous abondamment. Alors Chekania, fils de Yéhiel et descen-dant d’Élam, déclara à Esdras : « Nous avons commis une faute grave envers Dieu, en épousant des femmes étrangères, appartenant aux populations de ce pays. Mais malgré cela il reste un espoir pour Israël : Nous allons nous engager envers Dieu à renvoyer toutes ces femmes étrangères ainsi que leurs enfants. Nous suivrons ainsi la suggestion que vous avez faite, toi et tous ceux qui accomplissent respectueusement le Commandements de Notre Dieu. Que Sa loi soit observée ! Relève-toi, et prends l’affaire en mains. Nous sommes prêts à te seconder. N’hésite donc pa à agir. »

Esdras se releva. Il exigea que les chefs des prêtres-lévites et tous les chefs d’Israël jurent de se soumettre à la proposition de Chekania. Ils en firent tous le serment. Alors Esdras quitta la cour du temple de Dieu, se rendit au domicile de Yohanan, fils d’Éliachib, et s’y installa. Mais il refusa de manger ou de boire, tellement il était affligé par la faute grave de ses compatriotes.

On fit ensuite circuler à Jérusalem et dans le pays de Juda une proclamation ordonnant à tous les anciens exilés de se réunir à Jérémiade. Quiconque ne se présenterait pas dans un délai de trois jours, selon la décision des chefs et des notables, aurait tous ses biens confisqués et serait exclu de la communauté.

Tous les hommes de Juda et de Benjamin vinrent donc à Jérusalem trois jours plus tard, à savoir le vingtième jour du neuvième mois, et se rassemblèrent sur la place du temple de Dieu. Tout le monde tremblait, à cause de cette affaire et parce qu’il pleuvait. Le prêtre Esdras se leva et leur dit : « Israélites, vous avez commis une faute grave en épousant des femmes étrangères. C’est un péché que vous ajoutez à tous ceux de notre peuple. Maintenant vous devez reconnaître vos torts devant le Seigneur, Dieu de vos ancêtres, et obéir à Sa volonté ; renoncez à tout contacte avec les populations de ce pays et séparez-vous de vos femmes d’origine étrangère. »

Tous les participants à l’assemblée s’écrièrent : « Tu as raison ! Nous devons faire ce que tu nous dis. Pourtant nous sommes nombreux et c’est la saison des pluies ; il est impossible de rester ici en plein air. De plus, l’affaire ne se réglera pas en un jour ou deux, car beaucoup d’entre nous sont impliqués dans cette affaire. Nous proposons que nos chefs se tiennent à disposition de la communauté : tous les Israélites qui ont épousé des femmes étrangères viendront se présenter devant eux à la date qu’on leur indiquera, en compagnie des anciens et des juges de leurs villes respectives. Nous mènerons à bien cette affaire, jusqu’à ce que la violente colère de Dieu envers nous soit apaisée. »

Yonatan, fils d’Assaël, et Yazia, fils de Ticva, appuyés par Machoullam et le lévite Chabbetaï, furent les seuls à s’opposer à cette résolution. Les autres Israélites revenus d’exil l’acceptèrent. Le prêtre Esdras choisit dans chaque clan des chefs de famille, tous désignés personnellement. Ces hommes siégèrent dès le premier jour du dixième mois pour régler toute l’affaire. Et le premier jour du premier mois de l’année suivante, ils eurent achevé d’examiner le cas de tous les hommes qui avaient épousé des femmes étrangères (Esdras 10 :1-17).


La liste des juifs fautifs est dans le livre d’Esdras,
(chapitre 10, verset 18- 44)

P/S
Esdras, était un homme digne de foi, homme de prière fervente et se repentait pour le peuple de Dieu. En étudiant profondément la Parole de Dieu, il L’a respecté et L’a mis en pratique. Afin, que ceux qui étaient dans la mauvaise direction puissent faire un choix et se soumettent à nouveau à toute Parole venant du Seigneur.
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Publié dans PRIÈRES

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