Avertissement sur les Sectes
Avertissement sur les Sectes
Bonjour à vous tous dans le Nom de Jésus (Yeshoua) !
Comme vous le savez, les mouvements sectaires fleurissent un peu partout et séduisent beaucoup de gens. Afin d’aider ceux qui se posent des questions à ce sujet, je vous propose le texte qui va suivre.
Ce texte n’est pas de moi, mais d’un ami, qui comme moi met en garde son prochain sur les dérives sectaires religieux qui naviguent sur Internet. Il peut peut-être aider de nombreuses personnes à la réflexion sur ce sujet. Bien entendu, il n'y a pas que les sectes qui peuvent nous tromper, les religions, les partis politiques, et autres mouvements. Mais, à la différence des sectes, la majorité de ces organisations sont tolérantes. Elles s'intègrent à la société et participent à la vie sociale. Les mouvements sectaires eux, se séparent, s'éloignent, se replient sur eux-mêmes. Ils ont leur propre langage et propagent un enseignement extrémiste, intolérant. En fait, le propre de la secte est de s'ériger en critère du bien et du mal, en parangon du bon et du mauvais et de condamner ceux qui ne la suivent pas.
Comment ne pas se laisser tromper ? Certes, le mieux serait d'éviter de rejoindre de tels mouvements. De ne pas les écouter, de ne pas les fréquenter, de ne pas accepter leurs invitations, de ne pas lire leurs publications… Mais ce n’est peut-être pas la solution la plus efficace pour lutter contre eux. Comment aider ceux qui en font partie ou qui commencent à les fréquenter ? Comment aider ceux qui se posent des questions au sujet de la voie qu'ils suivent ? Comment aider nos proches, nos parents, nos enfants ?
Concernant les sectes qui disent s'appuyer sur les Écritures, nous pouvons utiliser les textes bibliques pour les contredire. Les écrits des premiers chrétiens mettent en évidence des principes simples qui permettent d’éviter de se laisser abuser. Nous allons en considérer quelques-uns.
Se méfier des apparences.
Nous pouvons trouver dans une organisation de la chaleur humaine, de l'amour fraternel, du respect, de l'écoute, une certaine sagesse : on répond à toutes nos questions… Cela nous étonne, cependant, il n’y a là rien de particulier, car les adeptes d’une secte sont heureux de recevoir quelqu'un qui ne les rejette pas. Ils sont tout heureux de montrer que leur mouvement n'est pas méprisable, mais qu'au contraire, il est accueillant, chaleureux, sage, et qu’on a tort de les rejeter…
L'émotion religieuse peut également nous saisir devant des mises en scène émotionnelles. La majesté de certains lieux, l'ambiance mystique, le décorum, les parfums, l'encens, les chants… Des "expériences" de "guérisons", de "possession"… Dans ces cas-là, nous pouvons être subjugués et penser que l'on a trouvé la voie, la vérité. Mais ces émotions religieuses, provoquées par les apparences, ne sont pas des éléments suffisants. Au contraire, elles peuvent nous faire perdre toute objectivité.
Du temps des premiers chrétiens, les conducteurs religieux juifs paraissaient recommandables aux yeux du peuple. Ils enseignaient dans le glorieux temple de Jérusalem. Les cérémonies étaient grandioses. Tout le peuple se déplaçait pour y participer. Pour ceux qui allaient à ces fêtes, il était impensable de douter de la parole des enseignants. Pourtant, Jésus déclara : "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impuretés". Quant aux splendeurs du temple, “comme quelques-uns parlaient des belles pierres et des offrandes qui faisaient l'ornement du temple, Jésus dit : Les jours viendront où, de ce que vous voyez, il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée”. Dieu “ne considère pas ce que l'homme considère ; l'homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l'Éternel regarde au cœur”. Matthieu 23:27 ; Luc 21:5 ; Colossiens 2:18 ; 1 Samuel 16:17
Concernant les miracles et les prodiges que certains groupements prétendent réaliser, là également il faut être prudent. Le premier à avoir utilisé cette méthode est Satan qui en Éden fit parler un serpent afin de séduire Ève.
Vérifier l’exactitude des enseignements.
La vérité c'est ce qui est conforme au réel. Il est indispensable de vérifier l'exactitude de ce que l'on nous dit avant d'accepter. Si nous ne le faisons pas, c'est à nos risques et périls. Toutes les sectes, toutes les religions prétendent détenir la vérité. Nous avons là, la preuve qu'elles ne peuvent pas avoir toute raison, mais que toutes, sauf peut-être une, enseignent des contres vérités plus ou moins dangereuses. Accepter leurs enseignements sans s'assurer de leur véracité c'est s'exposer à de graves dangers. Si dans une ville nous avions la preuve que tous les restaurants donnaient une nourriture contaminée sauf un, accepterions-nous de manger dans l'un d'entre eux sans aller faire un tour dans ses cuisines vérifier, ne serait-ce que l'hygiène ?
On n'a rien à craindre de la vérité… lorsque l'on est sincère.
L'apôtre Paul ne s'opposait pas à ce que l'on vérifie ses dires, au contraire, il le recommandait. Les juifs de Bérée qui l'écoutèrent s'assurèrent de la véracité de ce qu'il leur annonçait. Luc écrivit d'eux : "Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique ; ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact". Actes 17:11 ; 1 Thessaloniciens 5:21 ; 1 Jean 4:1
Mensonges et vérités
Le terme “vérité” signifie “connaissance conforme à ce qui est réel, à la réalité”. Il suffit donc de connaître le réel, pour déterminer si nos connaissances lui sont conformes. Le problème c’est qu’il y a deux types de réalités, celles qui sont physiques et celles qui sont célestes. Une connaissance qui peut être vraie pour l’une ne l’est pas forcément pour l’autre.
Prenons le cas biblique où Satan tenta Ève, il lui présenta l'interdiction divine du point de vue concret. Il lui annonça cinq points :
1°) Vous ne mourrez point ;
2°) mais Dieu sait que,
3°) le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront,
4°) et que vous serez comme des dieux,
5°) connaissant le bien et le mal.
De son point de vue, ces cinq assertions étaient vraies, conformes à la réalité physique. En effet :
1°) "Vous ne mourraient point" :
Effectivement, le fruit n'était pas empoisonné. Rien en Éden
n'était dangereux. Après en avoir mangé, ils ne sont pas morts. En fait, si
Dieu ne les avait pas chassés d'Éden, ils auraient pu continuer à
vivre éternellement grâce à l’arbre de vie.
2°) "Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez vos yeux s'ouvriront"
Effectivement, Jéhovah savait ce qui se passerait le jour où ils
en mangeraient.
3°) "Vos yeux s'ouvriront" :
C'est ce qui se produisit.
4°) "et que vous serez comme des dieux" :
Là aussi Jéhovah lui-même confirme : "Voici, l'homme est devenu comme
l'un de nous".
5°) "connaissant le bien et le mal"
C'est également confirmé par Dieu : voici, l'homme est devenu comme l'un
de nous, pour la connaissance du bien et du mal
Sur tous ces points, il avait dit la vérité. Pourtant, il venait de proférer son premier mensonge. "Vous ne mourrez pas", avait-il déclaré. Il parlait de la mort physique, et sur ce plan-là c’était conforme au réel. Mais c'est du point de vue céleste que Dieu avait évoqué la mort. La vérité de Satan sur ce sujet était en fait une tromperie sur le plan spirituel. Genèse 3:1-24
Il est donc facile de se laisser tromper par des vérités matérialistes basées sur une interprétation physique des paroles de Dieu, comme ce fut le cas pour Ève.
La perte de nos facultés perceptives.
Un élément sournois, c'est la perte progressive de notre liberté. Dès les premiers jours de contact avec un groupe, personne ne nous oblige à obéir à des règles et à des enseignements spécifiques. On est tolérants, on raisonne avec nous et on cherche à nous convaincre, à nous donner l'exemple. On nous accompagne, ce n’est que progressivement que l’on finit par adopter leurs manières de vivre, de se réunir, de parler, de penser. Au début, on a sans doute vérifié si les comportements que l'on nous recommandait étaient raisonnables. Puis, on a fait confiance, et on a "joué le jeu". Peut-être même avons-nous fini par adhérer et à devenir un prosélyte, fier d'appartenir à cette communauté. Nous avons perdu l’amour de la vérité et de Dieu que nous avions au début. De plus, vis-à-vis de ceux du dehors, notre attitude a changé ce qui a entraîné des frictions. Or, plus nous avons été rejetés par notre famille, nos anciens amis, par ceux qui font “partie du monde”, plus cela nous a renforcés dans notre position, pensant être persécuté pour notre foi.
En fait, nous nous sommes laissé amputer d'une partie de nos facultés perceptives. Nous nous sommes laissé enfermer dans une forme de pensée unique. Aussi, lorsque nous nous trouvons hors du groupe, en contact avec le "monde", nous sommes envahis d'informations diverses, étrangères, qui nous troublent, contredisent nos convictions, nous dérangent. Nous ne pouvons pas les accepter, nous les rejetons en bloc, sans raisonner, sans vérifier, sans analyser. Car notre "foi" est en péril. Nous avons perdu notre liberté de penser.
Pour l’apôtre Paul, cela était inacceptable. “Tout m'est permis, écrivait-il, mais tout n'est pas utile ; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit”.
Dieu est esprit, et ceux qui veulent l'adorer doivent l'adorer avec l'esprit et la vérité, déclara Jésus. Ne pas faire l'effort de vérifier, ne pas rechercher la vérité, c'est, pour le croyant, faire un vœu incomplet à Dieu, comme lorsqu'un juif, du temps de la loi, offrait un animal malade ou mutilé. Nous devons adorer Dieu de tout notre cœur, de tout notre esprit, de toute notre force, de toute notre âme. Ce n’est pas le cas si nous nous amputons d’une partie de nos facultés de réflexion. 1Corinthiens 6:12 ; 10:23 ; Jean 4:24
Les intermédiaires.
En acceptant sans vérifier l’enseignement du groupe, nous avons perdu notre liberté de pensée. Nous nous sommes mentalement mutilés. Désormais, l’enseignement vient d’en haut, d’un groupe d’hommes (ou d’un homme). Celui-ci nous enseigne, nous explique ce que nous devons comprendre, ou plutôt ce que nous devons admettre pour rester approuvés et bénis au sein de l’assemblée. On doit reconnaître l’autorité de ce collège. C’est grâce à lui que nous recevons la “nourriture spirituelle en temps voulu”. C’est le canal entre Dieu et nous. On lui doit reconnaissance et fidélité. Ceux qui le composent sont comme des pères, des conducteurs. Nous ne devons pas douter d’eux. L’organisation à laquelle nous appartenons est devenue notre mère. Nous ne devons pas mordre la main qui nous nourri.
Certes, les qualités comme la fidélité, le respect, l’ordre, l’amour sont importantes et nécessaires, mais à qui doit-on fidélité ? Qui devons-nous aimer ? Ces conducteurs donnent-ils l’exemple de fidélité envers Dieu ? Recherchent-ils Dieu ? Ne sont-ils pas plutôt, par des raisonnements fallacieux, en train de détourner vers eux une part de notre vœu à Dieu ?
Qui les a établis intermédiaires entre nous et Dieu ? Dieu ? Ne se sont-ils pas plutôt établis eux-mêmes ? Qui a établi Moïse ? Qui a établi Jésus ? Les Écritures répondent clairement à ces questions. En revanche, elles ne disent rien au sujet de ces conducteurs modernes qui exploitent les textes des Écritures afin de s’établir, eux-mêmes, dans les consciences, quand ils ne se proclament pas, tout simplement, comme étant le Christ.
Pour les premiers chrétiens, il n’y a qu’un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes : Christ. Et nous ne devons appeler personne sur la terre, notre Père ou notre Conducteur.
Ces hommes ne sont pas inspirés et leurs enseignements ne sont pas universels. C’est leur chair qu’ils donnent comme nourriture. Ils cherchent à détourner la fidélité et le vœu, dus à Dieu, vers eux. Matthieu 7:15 ; 24:11,24 ; 2 Corinthiens 11:13 ; 2 Pierre 2:1 ; Jude 1-13
Les fruits.
Concernant les mouvements religieux se déclarant d’obédience chrétienne, nous pouvons suivre le conseil de Jésus : “Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez”.
De quels fruits parle Jésus ? Ceux de l’Esprit Saint que Paul décrira quelques années plus tard ? Sans doute, mais ce ne sont certainement pas les déclarations prophétiques, les miracles accomplis, ni même le fait de chasser les démons qui constituent les bons fruits, car Jésus ajoute : “Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors, je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité”.
Jésus donne ce conseil à la fin de son ‘sermon sur la montagne’, sermon dans lequel il décrit les qualités de cœur et d’esprit que doivent cultiver ceux qui veulent le suivre. Et il termine par une parabole : ”c'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison : elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc”. Les bons fruits sont dans le cœur et l’esprit de celui qui veut suivre le Christ et ils se manifestent par la mise en pratique des paroles qu’ils ont entendues de lui. Jésus ne s’adresse pas à une église, à une organisation, mais à des individus qui veulent le suivre. Chaque homme, chaque femme, est responsable devant Dieu de ses choix et devra répondre pour lui-même. Mathieu 7:15-25 ; Galates 5:22 ; Romains 14:12
Dieu n’est pas stupide.
Pourquoi tous ces rites ? Pourquoi toutes ces paroles, toutes ces prières récitées, répétées ? Pourquoi ces chapelets, ces moulins à prière ? Jésus avait-il un chapelet, faisait-il tourner des roues de prières ?
Que penseriez-vous si un de vos enfants se présentait devant vous en faisant des gestes particuliers et en récitant un texte ? La première fois cela vous amuserait. Mais si le lendemain, le surlendemain, et les jours suivants, il revenait régulièrement faisant les mêmes gestes prononçant les mêmes paroles, cela vous amuserait-il toujours ? Vous seriez inquiet, et vous prendriez rapidement rendez-vous avec un médecin, voire un psychiatre !.
Pourquoi alors agir ainsi avec Dieu, depuis des années, depuis des siècles ?
C’est l’Être suprême, le plus intelligent qui soit, et on se comporterait devant lui comme cet enfant malade, comme des automates, des zombies. Il doit nous prendre pour des déséquilibrés.
Croire que Dieu apprécie ce genre de comportement c’est se moquer de Lui. C’est avoir une piètre opinion de sa personne. C’est le méconnaître. Jésus ne se comportait pas ainsi. Il n’avait pas besoin, non plus, de se déguiser pour faire la volonté de son Père et ni pour s’entretenir avec Lui. Il l’aimait…
L’amour pour Dieu.
Les Juifs s'étonnaient de l’enseignement de Jésus et disaient de lui : “Comment connaît-il les Écritures, lui qui n'a point étudié ? Jésus leur répondit : Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef”. Jean 7:16,17
DIEU est la seule autorité que nous devons reconnaître avec son Fils. Eux seuls doivent régner dans nos cœurs. Comme l’écrivait l’apôtre Jean à des oints ou consacrés de l’esprit : “Petit enfants gardez-vous des idoles”. Jean 5:21
Soyez prudent !. Ne vous laissez pas tromper. Jésus est le seul intermédiaire entre Dieu et nous. Nous devons constamment nous tourner vers DIEU pour connaître sa volonté, sa seule volonté.
Bon courage
Augustin DELMAS.